Aspartame ou non ?

Publié le par Au menu de bébé

Selon une étude danoise portant sur l'ensemble les boissons gazeuses édulcorées, le risque de prématurité augmenterait de 27 à 78 % selon le nombre de boissons gazeuses avec édulcorants consommées par jour.

Selon cette même étude, le risque est moindre pour les boissons non gazeuses contenant moins d'aspartame notamment. De là à conclure que l'aspartame est en cause, il n'y a qu'un pas même si l'étude portat sur des cas de prématurité provoquée et non naturelle.

 

Se basant notament sur la première étude portant sur 59 000 femmes, des scientifiques ont demandé fin 2011 au Ministère de la santé d'agir : cf. lettre du Réseau Environnement Santé.

 

A aujourd'hui, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a conclu que ces résultats devaient être confirmés par d'autres études.

L'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) est actuellement en train de collecter les résultats des différentes études mondiales : son avis est attendue pour fin 2012.

 

Aujourd'hui, le doute persiste : comme pour de nombreux produits, la mise sur le marché de l'aspartame a eu lieu après production d'études financées par les industriels eux-mêmes. La question de leur objectivité est posée comme toujours ...

Autre question : les effets bénéfiques liés à l'aspartame (limitation du sucre ...), sont-ils supérieurs à ces effets nocifs (du moins pour les femmes non enceintes) ?

Cependant, selon l'aveu même des auteurs de l'étude danoise, cette dernière doit être complétée par d'autres études.

 

Les industriels ont pris depuis les choses en main pour contrecarrer cette publicité négative : voir site de Canderel et un article récent sur Rue 89.

 

 

La solution consiste peut être comme toujours à consommer le plus naturel possible sans forcément parler de bio.Pourquoi ne pas remplacer la boisson gazeuse par un jus de fruits ?

Personnellement, j'ai pris ce parti là et lorsqu'il m'arrive de consommer une boisson gazeuse, c'est avec du sucre dedans : après tout, le verre de bière qu'elle remplace est calorique lui aussi. A choisir, je préfère croire les scientifiques que les industriels mais j'attends avec impatience les conclusions de l'EFSA.

Publié dans A côté de l'assiette

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